FICHE TECHNIQUE
FIAT NUOVA 500
DETAILS

 

FIAT Nuova 500 Giardiniera
Production : 1960/1968
Autobianchi 500 Giardiniera
Production : 1968/1977
 
DIMENSIONS :
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MOTEUR : Type 120.000
Cylindrée
499,5 cc
Puissance
17,5 CV
Compression
7,1:1
Vitesse max
+ 95 Km/h
 
CHASSIS : Type 120 *
du n 0000051 au n 0027418 (1960)
du n 0027419 au n 0062437 (1961)
du n 0062438 au n 0082233 (1962)
du n 0082234 au n 0113706 (1963)
du n 0113707 au n 0138044 (1964)
du n 0138045 au n 0161182 (1965)
*1960/ 65: 120D.000; 1965/77: 120F.000
Les données constructeur après 1965 ne sont pas connues.
 
INTERIEUR :
Suit l'évolution des berlines D/F/R
Plafonier pour l'éclairage du compartiment arrière
Poignées de maintien (type 600) pour les passagers arrière
Sangle pour maintenir la banquette arrière rabattue
Double sortie d'aération sur le tunnel arrière
Revêtement de sol caoutchouc
 
EXTERIEUR :
Nouveaux enjoliveurs bombés et chromés
Nouvel entraxe de roue (type 600)
Logo Autobianchi sur la calandre (1968)
Toit ouvrant le long du pavillon
Rétroviseur sur l'aile avant
Vitres arrières à glissières
Réservoir carburant plat, carré puis long
 
ACCESSOIRES :
Pneus à flancs blancs
Autoradio
Antivol de direction
 
TEINTES DISPONIBLES :
Bleu foncé *
(456)
'57/75
Blanc
(233)
'63/75
Beige sable
(583)
'63/67
Bleu cendre
(466)
'64/68
Bleu ciel
(419)
'68/70
Bleu moyen
(469)
'62/63
Bleu paon
(483)
'63/67
Gris acier
(675)
'63/68
Gris clair
(615)
'61/62
Jaune Positano
(208)
'68/70
Noir
(600)
'71/75
Rouge moyen
(115)
'61/62
Rouge corail
(135)
'62/63
Vert clair
(363)
'57/63
* sur demande et sans supplément
PRIX :
565.000 lires (1960)
575.000 lires (1968)
1.720.000 lires (1977)


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Jardinière Furgoncino
 
   
 

FIAT Nuova 500 Giardiniera :

L'étude d'une telle voiture était devenue indispensable pour Fiat , qui n'avait pas remplacer la 500 C Belvédère depuis 1955. Pourtant, nombreux furent les projets d'un véhicule utilitaire basé sur la fiat 600, mais son moteur 4 cylindres refroidi à eau mettait quelques obstacles à un seuil de chargement raisonnable.De plus, de la Fiat 600 dérivait déjà le Multipla à l'esthétique plus que discutable. Giacosa dû alors composé avec sa dernière née : la Fiat nuova 500.

La Giardiniera fut présentée au printemps 1960 et finira sa longue carrière en 1977 sous la marque Autobianchi.

Sur la même base que la Jardinière, Autobianchi produisait également une version plus raffinée : la Panoramica jusque 1970. Mis à part sa ligne dérivée des Bianchina, ses portes s'ouvrent dans le bon sens et sa porte arrière est un hayon qui s'ouvre de bas en haut à la différence de la Jardinière dont la porte arrière s'ouvre sur le côté.

Avant le lancement de la Jardinière, certains s'essayèrent à adapter la nuova 500 à un utilitaire ayant des meilleures capacités de chargement : quelques carrossiers, comme Francis Lombardi, tentèrent d'allonger une nuova 500 dans une configuration proche de celle de la future Jardinière. Néanmoins, ces derniers conservaient le moteur vertical de la nuova 500, ce qui ne permettait pas un bon seuil de chargement. (Francis Lombardi, modello "Utility", 1959).

Les ingénieurs de Fiat durent d'abord résoudre le probléme du moteur : le bi-cylindre de la 500 était bien trop haut : ils décidèrent de le tourner à 90° sur la droite en adaptant le plus possible de pièces du moteur de la 500 sur un nouveau bloc. Ainsi, l'allumage, la carburation et le refroidissement furent revus. L'allumage fut modifié et placé à côté de la distribution; un nouveau carburateur Weber 26 OC horizontale vint remplacer le weber 26 IMB de la berline. L'accés au moteur est possible grâce à une trappe placée sous le coffre. Pour le contrôle moteur, une petite ouverture placée sur la trappe permet de vérifier le niveau d'huile. Le refroidissement fut entièrement revu : la grille d'aspiration de la berline fut abandonnée. Giacosa imagina un système de circulation d'air frais prélevé grâce à une turbine coûplée à la dynamo. L'air est aspiré au travers de deux grilles latérales, passe dans la double coque de la voiture puis dans la jupe arrière et enfin arrive dans la turbine.
Le réservoir de la voiture fut d'abord plat et central puis carré sur la gauche et enfin de forme longitudinale dès 1965.

Modifications mécaniques :

  • 7/1964 : abandon de la trappe de contrôle du niveau d'huile
  • 6/1966 : système de récupération des vapeurs d'huile
  • 6/1967 : tambours en acier au lieu de ceux en aluminium

Au niveau des prestations, le moteur, rebaptisé "sogliola = la sole" en raison de son faible encombrement, développait 17.5 CV à 4600 t/m et permettait à la Jardinière d'atteindre 95 Km/h, qui sont déjà les valeurs du futur 499 cc de la berline. La suspension fut également revue : on note l'apparition d'une nouvelle lame de suspension avant mais aussi de nouveaux ressorts et amortisseurs arrières. Dans le même soucis, le système de freins fut également revu en adaptant des tambours de Fiat 600, ce qui explique d'ailleurs la différence de roues avec la berline.

La coque : le problème majeur à résoudre était celui de l'aspiration de l'air. Deux grilles d'aspiration remplacèrent la seule grille de la berline. Ces grilles furent placées derrière les vitres arrières. En aluminium chez Fiat(1960/1967) puis en plastique noir chez Autobianchi (1967/1977). Cette solution permet alors aux ingénieurs d'inaugurer une troisième porte située à l'arrière : en forme de hayon, s'ouvrant de droite à gauche et vitrée le tout pour permettre un chargement facilité.

Capacité de transport de personnes et de bagages : Au total, la Giardiniera mesure 3.185 m, ainsi presque24 cm de plus que la berline; le poids autorisé déclaré chez Fiat fut de 4 personnes et 50 kg de bagages ou alors 200 kg de chargement (ce qui abaissera outrageusementl'arrière). Le coffre arrière avec 4 personnes à bord mesure 0,25 m3 alors que le chargement possible lorsque tous les sièges sont rabattus dépasse le m3. Le seuil de chargement est à 60 cm du sol. En outre, la Jardinière offre aux passagers arrières un espace plus important pour les jambes, pour les épaules ainsi que pour la tête. On note un ingénieux système pour maintenir la porte arrière ouverte grâce à une sangle dans le but de faciliter le chargement et déchargement.

A l'extérieur : la Giardiniera présente de nouveaux feux arrières en forme allongée, un nouvel éclairage de porte et un rétroviseur situé sur le montant avant du pare-brise. Du début à la fin de la production de la Jardinière, les portes restent dites "suicides" bénéficiant d'une dérogation (pour les véhicules commerciaux) à la nouvelle législation italienne de 1964 prohibant les portes suicides. La 500 Giadiniera bénéficiera par la suite des améliorations apportées par les Fiat 500 F et R. Elles perdent les baguettes latérales en aluminium ainsi que sur le capot avant. Les différences majeures se trouvent au niveau des enjoliveurs de roues ainsi qu'au niveau du rétroviseur placé sur le montant puis sur l'aile avant. Le trait important de la Jardinière est bien sûr, son toit ouvrant sur tout le long du pavillon.

A l'intérieur : il reste relativement le même que celui de la berline : l'instrumentation suit l'évolution des 500 D, F et R. Pourtant, en 68 les compteurs et volants deviennent noirs et seront donc repris pour la dernière version de la 500, la 500 R. La Giardiniera anticipe l'introduction du lave-vitre, de série sur la 500 D qu'en 1961. Le cendrier arrive en 1961, le retour automatique des essuie-glaces en 64 et les siéges changent de structure : à sangles jusque 66, ils adoptent des ressorts. L'aération est également revue avec la pose de deux bouches d'aération sur le tunnel.

Soulignons que la Jardinière fut disponible également en version tôlée : deux seules places et les vitres disparaissent au profit de tôle. Le toit est entièrement en tôle pourvu de 4 nervures transversalles. Une version très appréciée des petits artisans et commerçants italiens.

En 1968, la production et la commercialisation de la Jardinière passent à Autobianchi. Cette production est d'ailleurs plus sobre : absence de baguettes latérales, des enjoliveurs simplifiés...Pourtant, en janvier 1970, l'importation de Jardinière en France est abandonnée.

Avec la fin de la production de la 500 berline en 1975, des prototypes de Jardinière sur base 126 virent le jour; Pourtant, sans succés puisque tous les efforts des ingénieurs se portèrent sur le projet suivant: en mars 1980 fut ainsi présentée la digne Fiat Panda.

 

 

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Francis Lombardi

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Panoramica
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Moteur "sole"
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Système d'aération
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Réservoir plat
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Enjoliveurs
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Ouverture arrière
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Plan de charge
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Bagages + 4 places
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Bagages + 2 places
 
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Rétroviseur 1° série
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Toit ouvrant
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Trappe d'huile
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Planche de bord
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Intérieur
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Sièges inclinables
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Sangle de banquette
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Vitres et poignée
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Dernière série Fiat
 
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Autobianchi (1968)
 
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Version Furgoncino

 

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Projet 126 break